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Grossesse non désirée, que faire en islam ?

Au sommaire de cet article

Découvrir une grossesse non désirée peut provoquer un choc, de la peur, de la culpabilité ou un profond sentiment de solitude. En Islam, cette situation est prise au sérieux, sans jugement hâtif, en tenant compte de la réalité humaine, de la miséricorde divine et des règles juridiques établies par les savants. Que l’on soit futur père ou future mère, il est essentiel de comprendre ce que dit réellement l’Islam, sans raccourcis ni idées reçues.

Cet article s’appuie exclusivement sur les sources religieuses authentiques, le Coran, la Sunna, et les avis des quatre écoles juridiques, sans extrapolation lorsque le texte ne tranche pas.

La grossesse en Islam : un dépôt confié par Allah

En Islam, la vie humaine est sacrée dès son commencement. Allah rappelle que la création de l’être humain est un processus voulu et maîtrisé par Lui seul.

Allah dit dans le Coran qu’Il crée l’être humain par étapes successives dans le ventre de sa mère, dans un ordre parfait. Cette réalité établit que la grossesse n’est jamais un accident aux yeux d’Allah, même lorsqu’elle n’a pas été désirée ou planifiée par les parents.

Cependant, l’Islam distingue clairement la valeur de la vie et la situation morale ou psychologique des parents, qui peuvent traverser une grande épreuve. La religion ne nie pas la détresse, elle l’encadre.

Grossesse non désirée : une épreuve, pas un péché en soi

Il est fondamental de le rappeler clairement : le fait d’être confronté à une grossesse non désirée n’est pas un péché en soi. Le péché, s’il existe, concerne l’acte qui a précédé la grossesse lorsqu’il est interdit, mais l’enfant à naître n’en porte aucune responsabilité.

L’Islam insiste sur la responsabilité individuelle. L’âme de l’enfant est innocente et honorée. Le Coran condamne explicitement toute atteinte à la vie par peur de la pauvreté ou du regard social, rappelant que c’est Allah qui pourvoit à la subsistance.

Cette base spirituelle est essentielle pour apaiser la peur qui peut envahir les futurs parents.

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L’avortement en Islam : ce que disent les écoles juridiques

La question de l’avortement est l’une des plus sensibles. L’Islam ne traite pas ce sujet de manière simpliste. Les savants se sont appuyés sur les textes et sur un hadith fondamental décrivant les étapes de la création de l’être humain dans le ventre maternel.

Selon ce hadith authentique, l’âme est insufflée dans le fœtus après cent vingt jours, soit environ quatre mois de grossesse. C’est autour de ce point que les avis juridiques se structurent.

Avant les cent vingt jours, les écoles divergent:
– L’école hanafite est la plus souple et autorise l’interruption avant ce délai dans certains cas graves, sans jamais en faire une banalité.
– L’école malikite est la plus stricte et considère l’avortement comme interdit dès le début de la grossesse.
– Les écoles chaféite et hanbalite adoptent une position intermédiaire, tolérant parfois l’interruption avant cent vingt jours en cas de nécessité sérieuse et réelle.

Après cent vingt jours, l’ensemble des écoles s’accorde sur l’interdiction stricte de l’avortement, sauf dans un cas unique : lorsque la vie de la mère est clairement menacée, et que des médecins compétents attestent du danger.

Il est important de souligner que la peur, la pression familiale ou la difficulté financière ne constituent pas des justifications suffisantes dans les sources religieuses.

Quand la détresse est profonde : la miséricorde avant tout

L’Islam ne s’adresse pas à des êtres idéaux, mais à des êtres humains fragiles. Une grossesse non désirée peut réveiller des blessures anciennes, des situations conjugales complexes ou un isolement extrême.

Dans ces moments, l’Islam encourage la consultation, le dialogue avec une personne de science fiable, et surtout le retour vers Allah, sans désespoir. Allah est Celui qui pardonne et qui soulage, même lorsque l’on se sent dépassé.

Il n’existe aucune injonction dans le Coran demandant à une mère ou à un père de porter seuls une souffrance insupportable. Chercher de l’aide n’est pas un manque de foi.

Le rôle du père et de la mère face à cette responsabilité

Lorsque la grossesse existe, la responsabilité devient partagée. En Islam, le père est tenu d’assumer matériellement et moralement, même si la grossesse n’était pas souhaitée. La mère, quant à elle, est honorée pour l’épreuve qu’elle traverse, physiquement et émotionnellement.

L’enfant n’est jamais présenté comme un fardeau dans les textes. Il est une âme confiée, même lorsque le contexte est difficile.

Cette vision permet souvent de transformer une peur initiale en un cheminement progressif vers l’acceptation.

Avancer sans précipitation et sans mensonge religieux

Lorsqu’une situation n’est pas clairement tranchée par les textes, l’Islam appelle à la prudence et à l’humilité. Inventer une permission ou une interdiction est un péché, et c’est pourquoi il est essentiel de s’appuyer sur des savants reconnus et non sur des avis trouvés au hasard.

Chaque situation est unique. L’Islam ne fonctionne pas par slogans, mais par sagesse, équilibre et responsabilité.

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