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Les conseils de Luqman à son fils : ce que la sourate 31 apprend aux parents

Au sommaire de cet article

Un père s’assoit avec son fils et lui parle. Pas de cours, pas de sermon : il lui dit ce qu’il a compris de la vie, en quelques phrases. Allah a trouvé cette conversation assez précieuse pour la garder dans le Coran, et pour donner à la sourate le nom de ce père : Luqman.

Les conseils de Luqman à son fils tiennent en sept versets de la sourate 31 (versets 13 à 19). On les lit souvent comme une liste de règles. Pour un parent, ils sont surtout une manière de parler à son enfant : par quoi commencer, sur quel ton, et ce qu’on peut raisonnablement lui demander à chaque âge.

À retenir

Dans la sourate Luqman (31:13-19), un sage que le Coran dit avoir reçu la sagesse exhorte son fils avec tendresse : ne rien associer à Allah, savoir que rien n’est perdu auprès de Lui, accomplir la prière, faire le bien autour de soi, patienter, ne mépriser personne, marcher avec modestie et baisser la voix. Au milieu, Allah rappelle le droit des parents et ses limites (versets 14 et 15).

Deux paires de sandales, une grande et une petite, côte à côte sur le seuil d'une maison au crépuscule

Qui était Luqman le sage ?

Le Coran dit de lui une seule chose, mais elle suffit : « Nous avons effectivement donné à Luqmân la sagesse : « Sois reconnaissant envers Allah » » (sourate Luqman, verset 12). La sagesse commence donc par la reconnaissance, avant même le premier conseil.

Était-il prophète ? Dans son commentaire du verset 12, l’exégète Ibn Kathîr indique que les premières générations ont eu deux avis, et que la plupart ont retenu le second : Luqman était un serviteur vertueux, sans prophétie. L’avis contraire n’est rapporté que de ‘Ikrima, par une chaîne qu’Ibn Kathîr juge faible. Il cite aussi les récits sur sa condition : un esclave abyssin, menuisier, selon Ibn ‘Abbâs ; un homme de Nubie, selon Jâbir ibn ‘Abd Allâh ; un ancien gardien de moutons, selon d’autres récits. Le Coran ne donne ni son époque ni le nom de son fils.

Ce détail compte pour un parent : le Coran ne garde pas ici la parole d’un roi ou d’un prophète, mais celle d’un père ordinaire, dont la seule distinction est d’avoir été sage avec son enfant.

« Ô mon fils » : la manière avant le message

Le verset 13 décrit la scène avant d’en donner le contenu : Luqman parle à son fils « tout en l’exhortant ». Le mot arabe, ya’izuhu, désigne un rappel qui touche le cœur, pas un ordre sec. Et chaque conseil s’ouvre par yâ bunayya, un diminutif d’affection : quelque chose comme « mon petit », « mon fils chéri ».

Le Prophète ﷺ parlait aussi de cette façon aux enfants. Ibn ‘Abbâs, alors jeune garçon, se trouvait un jour derrière lui quand il lui dit :

يَا غُلاَمُ إِنِّي أُعَلِّمُكَ كَلِمَاتٍ: احْفَظِ اللَّهَ يَحْفَظْكَ، احْفَظِ اللَّهَ تَجِدْهُ تُجَاهَكَ

« Ô jeune garçon ! Je vais t’enseigner quelques paroles : préserve Allah et Il te préservera. Préserve Allah et tu Le trouveras devant toi. »

Hadith d’Ibn ‘Abbâs, rapporté par Tirmidhî (2516), authentique.

Pour le parent d’aujourd’hui : l’appel compte autant que le conseil. On s’adresse à l’enfant par un mot tendre, on choisit un moment calme (un trajet, le coucher, un repas), et on parle peu. Ce que l’enfant retient d’abord, c’est qu’on lui parle parce qu’on l’aime. Le Prophète ﷺ a dit : « La douceur n’a jamais accompagné une chose sans l’embellir, et elle n’a jamais été ôtée d’une chose sans l’enlaidir » (Muslim, 2594). Sur ce sujet, voir aussi éduquer son enfant à l’exemple du Prophète ﷺ.

Premier conseil : ne rien associer à Allah

وَإِذْ قَالَ لُقْمَانُ لِابْنِهِ وَهُوَ يَعِظُهُ يَا بُنَيَّ لَا تُشْرِكْ بِاللَّهِ ۖ إِنَّ الشِّرْكَ لَظُلْمٌ عَظِيمٌ

« Et lorsque Luqmân dit à son fils tout en l’exhortant : « Ô mon fils, ne donne pas d’associé à Allah, car l’association à [Allah] est vraiment une injustice énorme ». »

Coran, sourate Luqman (31), verset 13.

Ce verset a une histoire. Quand fut révélé le verset qui promet la sécurité à « ceux qui ont cru et n’ont pas mêlé leur foi d’injustice » (sourate Al-An’âm, verset 82), les Compagnons demandèrent : « Ô Messager d’Allah, lequel d’entre nous ne se fait pas de tort à lui-même ? » Le Prophète ﷺ les rassura en citant justement Luqman :

لَيْسَ كَمَا تَقُولُونَ، ﴿لَمْ يَلْبِسُوا إِيمَانَهُمْ بِظُلْمٍ﴾ بِشِرْكٍ، أَوَلَمْ تَسْمَعُوا إِلَى قَوْلِ لُقْمَانَ لِابْنِهِ: ﴿يَا بُنَيَّ لَا تُشْرِكْ بِاللَّهِ إِنَّ الشِّرْكَ لَظُلْمٌ عَظِيمٌ﴾

« Ce n’est pas comme vous le dites. « Ils n’ont pas mêlé leur foi d’injustice » : d’association. N’avez-vous pas entendu la parole de Luqman à son fils : « Ô mon fils, n’associe rien à Allah, l’association est certes une injustice énorme » ? »

Hadith d’Ibn Mas’ûd, rapporté par Bukhârî (3360) ; Muslim (124) le rapporte en des termes proches.

Luqman commence par le plus important, pas par le plus facile. Il ne commence pas par la politesse ou les devoirs : il donne d’abord à son fils un centre, Celui vers qui tout le reste se tourne.

Pour le parent d’aujourd’hui : parler d’Allah à un petit enfant ne passe pas par des définitions. On lui montre vers qui l’on se tourne : on demande à Allah devant lui, pour des choses simples (« Ô Allah, guéris mamie », « aide-moi à trouver mes clés »), on Le remercie à voix haute quand une chose s’arrange. L’enfant comprend vite que le cœur de ses parents se tourne vers un seul. Cela vaut aussi pour ce qu’on accroche à son cou ou à son berceau : la protection se demande à Allah, avec les invocations, pas avec des objets (voir la roqya pour un enfant).

La parenthèse des versets 14 et 15 : le droit des parents et sa limite

Entre deux conseils de Luqman, Allah prend la parole. Les versets 14 et 15 ne sont pas dans la bouche du père : ils s’adressent à tout être humain, à propos de ses parents.

وَوَصَّيْنَا الْإِنسَانَ بِوَالِدَيْهِ حَمَلَتْهُ أُمُّهُ وَهْنًا عَلَىٰ وَهْنٍ وَفِصَالُهُ فِي عَامَيْنِ أَنِ اشْكُرْ لِي وَلِوَالِدَيْكَ إِلَيَّ الْمَصِيرُ ۝ وَإِن جَاهَدَاكَ عَلَىٰ أَن تُشْرِكَ بِي مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ فَلَا تُطِعْهُمَا ۖ وَصَاحِبْهُمَا فِي الدُّنْيَا مَعْرُوفًا

« Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses père et mère ; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans. Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination. Et si tous deux te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas ; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. »

Coran, sourate Luqman (31), versets 14 et 15.

Ce passage est placé avec soin : juste après « ne donne pas d’associé à Allah », le Coran met la reconnaissance envers les parents, puis il en pose la limite : on doit tout à ses parents, sauf de désobéir à Allah pour eux. Et même dans ce cas, on reste bon avec eux.

Le verset parle aussi de la mère : la grossesse « peine sur peine », puis l’allaitement jusqu’à deux ans. Le Coran nomme ce que la mère a porté avant de demander la reconnaissance de l’enfant (voir les bienfaits et récompenses de l’allaitement).

Pour le parent d’aujourd’hui : ces deux versets se lisent dans les deux sens. Ils rappellent à l’enfant ce qu’il doit à ses parents. Ils rappellent aussi au parent que son autorité n’est pas absolue : elle est au service de ce qu’Allah demande, pas au-dessus. Un enfant qui entend « on obéit à papa et maman, sauf s’ils demandent quelque chose qu’Allah interdit, et même là on reste respectueux » apprend à la fois le respect et la conscience.

Deuxième conseil : le grain de moutarde, rien n’est perdu

يَا بُنَيَّ إِنَّهَا إِن تَكُ مِثْقَالَ حَبَّةٍ مِّنْ خَرْدَلٍ فَتَكُن فِي صَخْرَةٍ أَوْ فِي السَّمَاوَاتِ أَوْ فِي الْأَرْضِ يَأْتِ بِهَا اللَّهُ ۚ إِنَّ اللَّهَ لَطِيفٌ خَبِيرٌ

« Ô mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur. »

Coran, sourate Luqman (31), verset 16.

Un minuscule grain de moutarde brille dans la fente d'un rocher, sous un ciel étoilé

Une graine de moutarde mesure un ou deux millimètres. Luqman prend cette image pour parler à son fils de la plus petite action : même aussi légère qu’un grain de moutarde, même enfouie au fond d’un rocher, dans les cieux ou dans la terre, Allah la fera venir. Le verset vaut pour le bien comme pour le mal, et il se termine par deux noms d’Allah choisis avec soin : le Doux (al-Latîf) et le Parfaitement Connaisseur (al-Khabîr).

Pour le parent d’aujourd’hui : beaucoup d’entre nous ont grandi avec « Allah te voit » utilisé comme une menace. Le verset dit autre chose. Il apprend à l’enfant que ses petits gestes comptent, même quand personne ne les remarque : le jouet prêté, la vérité dite alors qu’il aurait pu mentir, le frère consolé. Le Prophète ﷺ a dit : « Ne méprise rien du bien, ne serait-ce que de rencontrer ton frère avec un visage souriant » (Muslim, 2626). Un enfant qui sait que rien de bon n’est perdu n’a pas besoin d’être surveillé pour bien agir.

Troisième conseil : la prière, le bien autour de soi et la patience

يَا بُنَيَّ أَقِمِ الصَّلَاةَ وَأْمُرْ بِالْمَعْرُوفِ وَانْهَ عَنِ الْمُنكَرِ وَاصْبِرْ عَلَىٰ مَا أَصَابَكَ ۖ إِنَّ ذَٰلِكَ مِنْ عَزْمِ الْأُمُورِ

« Ô mon enfant, accomplis la prière (As-Salât), commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise ! »

Coran, sourate Luqman (31), verset 17.

Le verset suit un ordre : d’abord le lien avec Allah (la prière), puis la responsabilité envers les autres (encourager le bien, décourager le mal), enfin la patience, parce que celui qui fait le bien sera parfois mal reçu.

La prière : le Prophète ﷺ a dit : « Ordonnez à vos enfants la prière lorsqu’ils ont sept ans, frappez-les pour elle lorsqu’ils ont dix ans, et séparez-les dans leurs lits » (Abû Dâwûd, 495). Avant sept ans, l’enfant prie à côté de ses parents, par imitation, sans obligation. Entre sept et dix ans, on l’accompagne prière après prière. Le détail par âge est dans notre article sur la prière pour les enfants en islam.

Le bien autour de soi : pour un enfant, « commander le convenable » commence petit : dire à un camarade qu’on ne se moque pas, rendre ce qui a été trouvé, inviter son petit frère à jouer. On l’aide à le faire avec douceur, sans faire la morale aux autres.

La patience : Luqman prévient son fils que faire le bien a un prix. Un enfant qui a refusé de tricher et qui a eu une moins bonne note a besoin d’entendre de ses parents qu’il a fait le bon choix, et que c’est cela, la « résolution » dont parle le verset.

Quatrième conseil : ne pas mépriser les gens

وَلَا تُصَعِّرْ خَدَّكَ لِلنَّاسِ وَلَا تَمْشِ فِي الْأَرْضِ مَرَحًا ۖ إِنَّ اللَّهَ لَا يُحِبُّ كُلَّ مُخْتَالٍ فَخُورٍ

« Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance, car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole. »

Coran, sourate Luqman (31), verset 18.

L’expression arabe est très concrète : ne pas « tourner la joue » vers les gens, ce geste de la tête qui signifie qu’on ne les juge pas dignes d’un regard. Après la foi et la prière, Luqman parle de la façon de regarder les autres. Le Prophète ﷺ a défini l’orgueil : « le fait de rejeter la vérité et de mépriser les gens » (Muslim, 91).

Pour le parent d’aujourd’hui : le mépris s’apprend à la maison, souvent sans qu’on s’en rende compte : une remarque sur le métier de quelqu’un, sur sa façon de parler, sur ses vêtements. L’enfant qui voit ses parents saluer le gardien, remercier la caissière et regarder dans les yeux celui qui leur parle apprend le verset 18 sans qu’on le lui récite. On peut aussi lui apprendre à ne pas « détourner le visage » à l’école : vers l’élève seul dans la cour, ou celui dont on se moque.

Cinquième conseil : la démarche et la voix

وَاقْصِدْ فِي مَشْيِكَ وَاغْضُضْ مِن صَوْتِكَ ۚ إِنَّ أَنكَرَ الْأَصْوَاتِ لَصَوْتُ الْحَمِيرِ

« Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes. »

Coran, sourate Luqman (31), verset 19.

Le dernier conseil descend jusqu’au corps : la manière de marcher et le volume de la voix. Le verbe iqsid veut dire viser juste, aller droit sans excès, ni pressé ni traînant. Quant à l’âne, il ne crie pas parce qu’il a raison : il crie fort, et c’est tout. Luqman apprend à son fils qu’élever la voix n’ajoute rien à ce qu’on dit.

Pour le parent d’aujourd’hui : ce verset s’applique d’abord à nous. Un enfant à qui l’on demande de parler moins fort en hurlant retient le hurlement, pas la consigne. Baisser sa propre voix quand la tension monte, s’accroupir à hauteur de l’enfant pour le reprendre : c’est la meilleure façon de lui transmettre ce conseil. Pour les jours où l’on craque, voir gronder son enfant en islam, entre fermeté et miséricorde.

Les conseils de Luqman selon l’âge de l’enfant

Les sept versets ne se transmettent pas de la même façon à trois ans et à quinze ans. Voici des repères pratiques, à adapter à chaque enfant :

Conseil Avant 7 ans De 7 à 12 ans Adolescent
Ne rien associer à Allah (v. 13) Demander à Allah devant lui, pour des choses simples Lui apprendre à faire lui-même ses invocations Parler de ce qui prend la place d’Allah : le regard des autres, l’argent, la réussite
Respecter ses parents (v. 14-15) Remercier, dire bonjour, obéir aux consignes simples Expliquer pourquoi on obéit, et la seule exception Accepter le désaccord sans rompre le respect, dans les deux sens
Le grain de moutarde (v. 16) Remarquer et nommer ses petits gestes gentils Parler de la sincérité : bien agir même sans témoin La cohérence entre ce qu’on montre et ce qu’on est, en ligne comme ailleurs
La prière (v. 17) Prier à côté de ses parents, par imitation Commencer à la demander à 7 ans, l’accompagner prière après prière La prière comme rendez-vous à soi, pas comme contrôle parental
Le bien et la patience (v. 17) Partager, consoler, rendre ce qui n’est pas à lui Défendre un camarade avec douceur Tenir bon quand bien agir coûte quelque chose
Ne pas mépriser (v. 18) Saluer, regarder les gens quand ils parlent Aller vers l’élève seul, ne pas rire des moqueries Se méfier de l’orgueil du « je sais mieux »
La démarche et la voix (v. 19) Parler doucement, parce que ses parents le font Apprendre à exprimer sa colère sans crier Dans un désaccord, l’argument compte plus que le volume

Ce que Luqman apprend aux parents

Relue d’un bout à l’autre, la conversation dit aussi quelque chose du père. Luqman ne crie pas, ne menace pas, ne fait pas de longue démonstration. Il commence par l’essentiel, appelle son fils avec tendresse, lui parle de ce qu’il voit lui-même : le regard des autres, la manière de marcher, le ton de la voix. Et il lui parle tôt, pendant que l’enfant l’écoute encore.

Ces conseils se récitent aussi comme une invocation pour son enfant : on peut les lire le soir en pensant à lui, avec la prière d’Ibrâhîm « Ô mon Seigneur ! Fais que j’accomplisse assidûment la prière ainsi qu’une partie de ma descendance ! » (sourate Ibrâhîm, verset 40). D’autres invocations sont réunies dans nos invocations pour ses enfants.

Une transmission qui commence dès la naissance

Luqman parle à un fils déjà grand, mais la transmission commence bien avant. La Sunnah accompagne le nouveau-né dès ses premiers jours : on prononce l’appel à la prière à son oreille, on lui choisit un beau nom, et le septième jour on accomplit pour lui la aqiqa, le sacrifice offert en remerciement de sa naissance. Allo Mouton l’accomplit en votre nom, avec la vidéo du sacrifice et la distribution de la viande à des familles dans le besoin. Voir les offres aqiqa.

Questions fréquentes sur les conseils de Luqman

Luqman était-il un prophète ?

Selon la grande majorité des savants, non. Le Coran dit qu’Allah lui a donné la sagesse (sourate Luqman, verset 12), sans le compter parmi les prophètes. Ibn Kathîr, dans son commentaire de ce verset, rapporte que c’est l’avis de la plupart des premières générations : Luqman était un serviteur vertueux, sans prophétie.

Où se trouvent les conseils de Luqman dans le Coran ?

Dans la sourate 31, qui porte son nom. Le verset 12 présente Luqman, les conseils à son fils occupent les versets 13 à 19. Les versets 14 et 15 sont une parole d’Allah insérée au milieu, sur le devoir envers les parents.

Quels sont les conseils de Luqman à son fils ?

Ne rien associer à Allah (verset 13) ; savoir que même le poids d’un grain de moutarde n’échappe pas à Allah (verset 16) ; accomplir la prière, commander le bien, interdire le mal et patienter (verset 17) ; ne pas détourner son visage des gens ni marcher avec arrogance (verset 18) ; être modeste dans sa démarche et baisser la voix (verset 19). On les compte souvent comme dix conseils en séparant chaque recommandation.

Pourquoi Luqman compare-t-il la voix forte à celle de l’âne ?

Parce que le braiment de l’âne est fort sans rien dire de plus. Le verset 19 apprend qu’élever la voix n’ajoute rien à la valeur d’une parole : on convainc par ce qu’on dit, pas par le volume. Pour les parents, c’est aussi un rappel de baisser d’abord leur propre voix.

Un soir, au moment du coucher, essayez de dire à votre enfant un seul de ces conseils, en commençant comme Luqman : « Ô mon fils », « ô ma fille ». Puis laissez-le poser ses questions.

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