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La femme d’Imrân, mère de Maryam : un vœu, une invocation et un enfant confié à Allah

Au sommaire de cet article

Avant le palmier, les dattes et la source, il y a une autre femme, et une autre grossesse. Bien avant que Maryam ne devienne mère, sa propre mère l’a portée, a prié pour elle sans savoir si ce serait une fille ou un garçon, et l’a confiée à Allah avant même de la voir.

Le Coran lui consacre trois versets de la sourate Âl ‘Imrân (35 à 37), sans lui donner de nom : elle est « la femme d’Imrân ». Ses paroles tiennent en trois gestes que tout parent connaît : une intention pour l’enfant à naître, une invocation pour sa protection, et le moment où l’on accepte de le confier à d’autres mains.

À retenir

Enceinte, la femme d’Imrân voue l’enfant qu’elle porte au service d’Allah (3:35). Elle met au monde une fille, la nomme Maryam et la place, elle et sa descendance, sous la protection d’Allah contre Satan (3:36). Allah accepte l’enfant et en confie la garde à Zakariyya (3:37). Le Prophète ﷺ a confirmé que cette invocation a été exaucée.

Un couffin tressé vide, garni d'un linge blanc, près d'une lampe à huile dans une maison de pierre à l'aube

Qui est la femme d’Imrân dans le Coran ?

Le récit s’ouvre sur une famille, pas sur une personne :

إِنَّ اللَّهَ اصْطَفَىٰ آدَمَ وَنُوحًا وَآلَ إِبْرَاهِيمَ وَآلَ عِمْرَانَ عَلَى الْعَالَمِينَ ۝ ذُرِّيَّةً بَعْضُهَا مِن بَعْضٍ ۗ وَاللَّهُ سَمِيعٌ عَلِيمٌ

« Certes, Allah a élu Adam, Noé, la famille d’Abraham et la famille d’Imrân au-dessus de tout le monde, en tant que descendants les uns des autres, et Allah est Audient et Omniscient. »

Coran, sourate Âl ‘Imrân (3), versets 33 et 34.

La sourate porte le nom de cette famille, mais ne nomme pas l’épouse d’Imrân. Les exégètes, eux, le font : Ibn Kathîr écrit qu’il s’agit de Hanna bint Fâqûdh, la mère de Maryam. Il rapporte aussi, d’après l’historien Ibn Ishâq, qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfant, qu’un jour elle vit un oiseau donner la becquée à son petit, qu’elle désira un enfant à son tour et pria Allah, qui l’exauça. Ce détail vient des récits historiques, ni du Coran ni d’un hadith authentique : on peut le raconter comme tel, sans en faire une certitude. Le Coran, lui, ne retient que ses paroles, et chacune commence par « Seigneur ».

« Je T’ai voué ce qui est dans mon ventre » : le vœu de la mère de Maryam

إِذْ قَالَتِ امْرَأَتُ عِمْرَانَ رَبِّ إِنِّي نَذَرْتُ لَكَ مَا فِي بَطْنِي مُحَرَّرًا فَتَقَبَّلْ مِنِّي ۖ إِنَّكَ أَنتَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ

« (Rappelle-toi) quand la femme d’Imrân dit : « Seigneur, je T’ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc de moi ! C’est Toi, certes, l’Audient et l’Omniscient. » »

Coran, sourate Âl ‘Imrân (3), verset 35.

Le verbe employé est nadhartu, « j’ai fait vœu ». L’enfant sera muharrar, mot qui vient de la liberté : libéré de tout le reste. Ibn Kathîr l’explique ainsi : consacré entièrement au culte et au service de la mosquée de Jérusalem (Bayt al-Maqdis). Il précise qu’elle fit ce vœu une fois sa grossesse certaine, et qu’elle ignorait encore si elle portait une fille ou un garçon.

Elle ne promet pas, elle demande : « Accepte-le donc de moi. » Et elle termine par deux noms d’Allah qu’Ibn Kathîr commente : l’Audient, qui entend son invocation, l’Omniscient, qui connaît son intention.

Pour le parent d’aujourd’hui : on ne voue plus un enfant au service d’un temple ; c’était la pratique des Enfants d’Israël à cette époque. Ce qui se transmet, c’est le geste du cœur : dire à Allah, pendant la grossesse, ce qu’on souhaite pour l’enfant. Pas sa réussite ni son métier, mais qu’il soit proche de Lui. La femme d’Imrân pose cette intention avant même de connaître son visage. Pour les invocations de la grossesse, voir nos douas à réciter pendant la grossesse.

Faut-il faire un vœu pour son enfant ? Pas sous forme de marché. Ibn ‘Umar rapporte que le Prophète ﷺ a déconseillé le vœu en disant : « Il ne repousse rien ; on ne fait par lui que tirer quelque chose de l’avare » (Bukhârî, 6608 ; Muslim, 1639). Le vœu « si Allah me donne un enfant, je ferai ceci » ne change pas le décret ; mais celui qui a fait vœu d’une obéissance doit le tenir (Bukhârî, 6696). Des parents, on attend l’intention et l’invocation, pas la négociation.

« J’ai accouché d’une fille » : accueillir l’enfant qu’Allah donne

Vient la naissance, et la surprise :

فَلَمَّا وَضَعَتْهَا قَالَتْ رَبِّ إِنِّي وَضَعْتُهَا أُنثَىٰ وَاللَّهُ أَعْلَمُ بِمَا وَضَعَتْ وَلَيْسَ الذَّكَرُ كَالْأُنثَىٰ ۖ وَإِنِّي سَمَّيْتُهَا مَرْيَمَ وَإِنِّي أُعِيذُهَا بِكَ وَذُرِّيَّتَهَا مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ

« Puis, lorsqu’elle en eut accouché, elle dit : « Seigneur ! Voilà que j’ai accouché d’une fille. » Or, Allah savait mieux ce dont elle avait accouché ! Le garçon n’est pas comme la fille. « Je l’ai nommée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni. » »

Coran, sourate Âl ‘Imrân (3), verset 36.

Elle avait voué l’enfant au service du sanctuaire, une charge confiée aux garçons. Sa phrase sonne presque comme une excuse. Ibn Kathîr explique « le garçon n’est pas comme la fille » par la force et l’endurance qu’exigeait le service du lieu de culte. Et le Coran répond aussitôt : Allah savait mieux ce qu’elle avait mis au monde. Cette fille deviendra, selon le Prophète ﷺ, « la meilleure des femmes de son temps » (Bukhârî, 3432).

Pour le parent d’aujourd’hui : on imagine parfois un enfant et un autre arrive : une fille quand on attendait un garçon, un tempérament imprévu, une santé fragile. Le verset ne reproche rien à la mère ; il rappelle qu’Allah sait mieux, et le verset suivant dit qu’Il a accepté l’enfant « du bon agrément ».

« Je l’ai nommée Maryam » : un nom dès la naissance

La mère donne un nom à sa fille le jour même. Ibn Kathîr en tire une règle : il est permis de nommer l’enfant le jour de sa naissance, et la Sunnah le confirme. Le Prophète ﷺ a dit : « Il m’est né cette nuit un garçon, et je lui ai donné le nom de mon père Ibrâhîm » (Muslim, 2315). Il cite aussi le hadith du septième jour, rapporté par Ahmad et les auteurs des Sunan et jugé authentique par Tirmidhî : l’enfant est « gagé par sa aqiqa », on sacrifie pour lui ce jour-là, on lui rase la tête et on le nomme. Les deux sont donc possibles : le jour de la naissance ou le septième jour. Le détail des gestes est dans les 5 sunnah de la naissance.

L’invocation de protection contre Satan, exaucée

Juste après le nom, la mère place sa fille « ainsi que sa descendance » sous la protection d’Allah. Elle prie pour des petits-enfants qu’elle ne connaîtra peut-être jamais. Le Prophète ﷺ a montré que cette prière a été entendue :

مَا مِنْ مَوْلُودٍ يُولَدُ إِلاَّ وَالشَّيْطَانُ يَمَسُّهُ حِينَ يُولَدُ، فَيَسْتَهِلُّ صَارِخًا مِنْ مَسِّ الشَّيْطَانِ إِيَّاهُ، إِلاَّ مَرْيَمَ وَابْنَهَا. ثُمَّ يَقُولُ أَبُو هُرَيْرَةَ: وَاقْرَءُوا إِنْ شِئْتُمْ ﴿وَإِنِّي أُعِيذُهَا بِكَ وَذُرِّيَّتَهَا مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ﴾

« Il n’est aucun enfant qui naisse sans que Satan le touche au moment de sa naissance, et il pousse alors un cri à cause de ce toucher de Satan. Sauf Maryam et son fils. » Puis Abû Hurayra disait : « Lisez, si vous le voulez : « et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni ». »

Hadith d’Abû Hurayra, rapporté par Bukhârî (3431 et 4548) et Muslim (2366).

Cette « descendance », écrit Ibn Kathîr, c’est ‘Îsâ, le fils de Maryam : l’invocation d’une mère pour sa fille a protégé aussi son petit-fils.

Pour le parent d’aujourd’hui : la Sunnah donne aux parents leurs propres mots, et très tôt. Avant même la conception, le Prophète ﷺ a enseigné aux époux de dire :

بِسْمِ اللَّهِ، اللَّهُمَّ جَنِّبْنَا الشَّيْطَانَ وَجَنِّبِ الشَّيْطَانَ مَا رَزَقْتَنَا

« Au nom d’Allah. Ô Allah, écarte de nous Satan, et écarte Satan de ce que Tu nous accorderas. » S’il leur est destiné un enfant, Satan ne lui nuira pas.

Hadith d’Ibn ‘Abbâs, rapporté par Bukhârî (141) et Muslim (1434).

Après la naissance, le Prophète ﷺ plaçait ses petits-fils Al-Hasan et Al-Husayn sous la protection d’Allah « contre tout démon, toute bête nuisible et tout mauvais œil » (Bukhârî, 3371) , invocation détaillée avec sa phonétique dans notre page pour protéger son bébé du mauvais œil. On peut aussi reprendre avec ses mots la prière de la femme d’Imrân : « Ô Allah, je place mon enfant et sa descendance sous Ta protection contre Satan le banni. » La protection se demande par l’invocation, pas par des objets accrochés au berceau (voir la roqya pour un enfant).

Confier son enfant : Zakariyya et le sanctuaire

فَتَقَبَّلَهَا رَبُّهَا بِقَبُولٍ حَسَنٍ وَأَنبَتَهَا نَبَاتًا حَسَنًا وَكَفَّلَهَا زَكَرِيَّا ۖ كُلَّمَا دَخَلَ عَلَيْهَا زَكَرِيَّا الْمِحْرَابَ وَجَدَ عِندَهَا رِزْقًا ۖ قَالَ يَا مَرْيَمُ أَنَّىٰ لَكِ هَٰذَا ۖ قَالَتْ هُوَ مِنْ عِندِ اللَّهِ ۖ إِنَّ اللَّهَ يَرْزُقُ مَن يَشَاءُ بِغَيْرِ حِسَابٍ

« Son Seigneur l’agréa alors du bon agrément, la fit croître en belle croissance. Et Il en confia la garde à Zacharie. Chaque fois que celui-ci entrait auprès d’elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d’elle de la nourriture. Il dit : « Ô Marie ! D’où te vient cette nourriture ? » Elle dit : « Cela me vient d’Allah. » Certes, Il donne la nourriture à qui Il veut sans compter. »

Coran, sourate Âl ‘Imrân (3), verset 37.

« Accepte-le donc de moi », avait demandé la mère. Le verset répond mot pour mot : son Seigneur l’accepta, « du bon agrément ». Puis vient la séparation : Maryam grandit au sanctuaire, sous la garde de Zakariyya, désigné par un tirage au sort où l’on jeta les calames (verset 44). Elle était orpheline selon Ibn Ishâq, et Zakariyya était, selon lui et Ibn Jarîr, le mari de sa tante maternelle. Ibn Kathîr donne le sens de cette garde : Allah l’a placée auprès des vertueux « pour qu’elle apprenne d’eux le bien, la science et la religion ».

Une niche de prière en pierre éclairée par une lampe à huile, un panier de raisins, figues et abricots, la neige tombe derrière la fenêtre

Dans sa pièce de prière (le mihrâb), Zakariyya trouvait auprès d’elle une nourriture qu’il ne lui avait pas apportée : des fruits d’été en hiver et d’hiver en été, selon Mujâhid, ‘Ikrima, Qatâda et d’autres exégètes cités par Ibn Kathîr. Et la petite fille répond simplement : « Cela me vient d’Allah. »

Pour le parent d’aujourd’hui : confier son enfant à Allah ne veut pas dire ne plus s’en occuper. La femme d’Imrân a prié, puis choisi pour sa fille un homme de confiance et un lieu où elle apprendrait le bien. Pour nous, ce sont les choix de tous les jours : la nourrice, l’école, les amis. Et la réponse de Maryam se transmet : un enfant qui entend ses parents dire « c’est Allah qui nous l’a donné » devant un repas apprendra à le dire à son tour. Sur l’éducation par l’exemple, voir éduquer son enfant à l’exemple du Prophète ﷺ.

Devant Maryam, Zakariyya prie à son tour

En voyant ce qu’Allah accordait à Maryam, Zakariyya, âgé et marié à une femme stérile, se met à espérer pour lui-même :

هُنَالِكَ دَعَا زَكَرِيَّا رَبَّهُ ۖ قَالَ رَبِّ هَبْ لِي مِن لَّدُنكَ ذُرِّيَّةً طَيِّبَةً ۖ إِنَّكَ سَمِيعُ الدُّعَاءِ

« Alors, Zacharie pria son Seigneur, et dit : « Ô mon Seigneur ! Donne-moi, venant de Toi, une excellente descendance. Car Tu es Celui qui entend bien la prière. » »

Coran, sourate Âl ‘Imrân (3), verset 38.

Selon Ibn Kathîr, c’est en voyant ces fruits hors saison qu’il se prit à espérer un enfant, malgré son âge. Au verset suivant, les anges lui annoncent Yahyâ alors qu’il prie dans ce même sanctuaire (verset 39). L’enfant qu’une mère a confié à Allah devient l’espoir d’un autre parent. Cette invocation de Zakariyya, avec sa phonétique, est dans nos douas pour la grossesse et le désir d’enfant ; pour les couples qui attendent depuis longtemps, voir aussi l’infertilité du couple en islam.

Ce que la mère de Maryam apprend aux parents

Ses gestes suivent l’ordre de la vie d’un enfant :

Moment Ce que fait la femme d’Imrân Ce que peuvent faire les parents
Avant la conception Elle demande un enfant à Allah (selon Ibn Ishâq) Invoquer, et dire « Bismillah, Allâhumma jannibnâ ash-shaytân… » (Bukhârî, 141)
Pendant la grossesse Elle voue l’enfant à Allah et Lui demande de l’accepter (3:35) Formuler une intention pour l’enfant : qu’il soit proche d’Allah
À la naissance Elle accueille une fille qu’elle n’attendait pas (3:36) Remercier pour l’enfant reçu, quel qu’il soit
Le jour même ou le 7e jour Elle la nomme Maryam (3:36) Choisir un beau nom ; le 7e jour, aqiqa et rasage de la tête
Dès les premiers jours Elle la place, avec sa descendance, sous la protection d’Allah (3:36) Les invocations de protection de la Sunnah (Bukhârî, 3371)
En grandissant Elle la confie à Zakariyya, auprès des vertueux (3:37) Choisir l’entourage, et apprendre à dire « cela vient d’Allah »

La suite, c’est Maryam devenue mère à son tour, seule au pied d’un palmier : l’accouchement de Maryam.

De l’intention à la aqiqa

Pour remercier Allah d’un enfant, la Sunnah donne aux parents un geste précis : la aqiqa, le sacrifice offert le septième jour, avec le nom et le rasage de la tête. Allo Mouton l’accomplit en votre nom, avec la vidéo du sacrifice et la distribution de la viande à des familles dans le besoin. Voir les offres aqiqa.

Lire aussi : les autres histoires du Coran racontées aux parents, l’accouchement de Maryam, le palmier, les dattes et la source, la suite de ce récit ; l’histoire de Hajar, mère d’Ismaël, entre Safa et Marwa ; et, du côté d’un père, les conseils de Luqman à son fils.

Questions fréquentes sur la femme d’Imrân

Comment s’appelait la mère de Maryam ?

Le Coran ne la nomme pas : il l’appelle « la femme d’Imrân » (sourate Âl ‘Imrân, verset 35). Les exégètes lui donnent le nom de Hanna, fille de Fâqûdh ; c’est le nom que retient Ibn Kathîr dans son commentaire.

Que dit la femme d’Imrân dans la sourate 3, verset 35 ?

Elle fait vœu de consacrer à Allah l’enfant qu’elle porte : « Seigneur, je T’ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc de moi ! C’est Toi, certes, l’Audient et l’Omniscient. » L’enfant devait être voué au culte et au service de la mosquée de Jérusalem.

Quelle invocation la mère de Maryam a-t-elle faite pour sa fille ?

Après l’avoir nommée, elle a dit : « Wa innî u’îdhuhâ bika wa dhurriyyatahâ mina sh-shaytâni r-rajîm », « je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni » (sourate Âl ‘Imrân, verset 36). Selon un hadith rapporté par Bukhârî (3431) et Muslim (2366), cette invocation a été exaucée : Satan n’a touché ni Maryam ni son fils ‘Îsâ à leur naissance.

Qui s’est occupé de Maryam quand elle était enfant ?

Le prophète Zakariyya. Le Coran dit qu’Allah « en confia la garde à Zacharie » (sourate Âl ‘Imrân, verset 37), après un tirage au sort entre ceux qui voulaient s’en charger (verset 44). Selon Ibn Ishâq, il était le mari de sa tante maternelle.

Ce soir, avant de dormir, posez une main sur votre ventre ou sur la tête de votre enfant, et dites à Allah, comme la femme d’Imrân, ce que vous espérez pour lui. Puis demandez-Lui de l’accepter.

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