Un enfant qui demande « encore une histoire » tend la main au parent qui veut lui parler d’Allah. Le Coran est rempli de récits : une mère qui court entre deux collines pour son bébé, un père qui parle à son fils en commençant par « ô mon fils », une petite fille qui trouve des fruits d’été en plein hiver. Ce sont des histoires courtes, vraies, et faites pour être racontées.
Ce guide s’adresse aux parents qui veulent s’y mettre sans être savants : pourquoi raconter ces récits, comment les choisir selon l’âge, comment les raconter sans rien inventer, et quatre histoires déjà prêtes, chacune racontée en détail dans notre série.
Le Coran présente ses propres récits comme « le meilleur récit » et comme une leçon (12:3, 12:111). Pour les raconter à un enfant : partir d’un seul épisode, garder ce que dit le Coran ou un hadith authentique, signaler ce qui vient des récits anciens, poser une question, puis transformer la leçon en un geste du lendemain. Quatre récits pour commencer : la femme d’Imrân, Maryam, Hajar et Luqman.

Pourquoi raconter les histoires du Coran à ses enfants ?
D’abord parce que le Coran lui-même raconte. Allah commence ainsi la sourate de Yûsuf :
نَحْنُ نَقُصُّ عَلَيْكَ أَحْسَنَ الْقَصَصِ بِمَا أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ هَٰذَا الْقُرْآنَ وَإِن كُنتَ مِن قَبْلِهِ لَمِنَ الْغَافِلِينَ
« Nous te racontons le meilleur récit, grâce à la révélation que Nous te faisons dans le Coran même si tu étais auparavant du nombre des inattentifs (à ces récits). »
Coran, sourate Yûsuf (12), verset 3.
Le Coran dit aussi à quoi servent ces récits. Le premier destinataire en était le Prophète ﷺ lui-même, dans les années les plus dures de sa mission :
وَكُلًّا نَّقُصُّ عَلَيْكَ مِنْ أَنبَاءِ الرُّسُلِ مَا نُثَبِّتُ بِهِ فُؤَادَكَ ۚ وَجَاءَكَ فِي هَٰذِهِ الْحَقُّ وَمَوْعِظَةٌ وَذِكْرَىٰ لِلْمُؤْمِنِينَ
« Et tout ce que Nous te racontons des récits des Messagers, c’est pour en raffermir ton cœur. Et de ceux-ci t’est venue la vérité ainsi qu’une exhortation et un rappel aux croyants. »
Coran, sourate Hûd (11), verset 120.
Raffermir le cœur : c’est exactement ce qu’on cherche pour un enfant qui a peur du noir, qui vit le départ d’un proche ou qui se sent seul à l’école. Une histoire ne fait pas la morale ; elle montre quelqu’un qui a eu peur, qui a prié, et qu’Allah n’a pas laissé seul. L’enfant retient la scène bien après avoir oublié le conseil.
Ensuite, parce que la transmission est confiée aux parents. Le Prophète ﷺ a dit que chaque enfant naît sur la nature saine, la fitra, et que ce sont ses parents qui l’orientent :
كُلُّ مَوْلُودٍ يُولَدُ عَلَى الْفِطْرَةِ، فَأَبَوَاهُ يُهَوِّدَانِهِ أَوْ يُنَصِّرَانِهِ أَوْ يُمَجِّسَانِهِ
« Tout enfant naît sur la fitra, puis ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un mazdéen. »
Hadith d’Abû Hurayra, rapporté par Bukhârî (1385) et Muslim (2658).
Et dans un autre hadith : « Chacun de vous est un berger, et chacun de vous est responsable de son troupeau. […] L’homme est un berger pour sa famille et il en est responsable ; la femme est une bergère dans la maison de son mari et elle en est responsable » (Bukhârî, 893 ; Muslim, 1829). Raconter un récit du Coran le soir, c’est l’une des façons les plus douces de tenir ce rôle.
Ce que dit le Coran, ce que rapporte la tradition : trier avant de raconter
Un parent qui raconte veut ajouter des détails : le nom de la mère, la couleur de l’arche, ce que pensait le poisson de Yûnus. C’est là que la plupart des erreurs se glissent. Trois sources se mélangent dans les livres pour enfants, et il vaut mieux savoir laquelle on utilise :
- Le Coran : c’est la base, et elle est sûre. Le Coran raconte souvent peu, mais ce qu’il dit, on peut le dire sans réserve.
- Les hadiths authentiques : ils complètent certains récits. L’histoire de Hajar entre Safa et Marwa, par exemple, vient presque entièrement d’un long hadith d’Ibn ‘Abbâs rapporté par Bukhârî.
- Les récits anciens, souvent venus des Gens du Livre (on les appelle isrâ’îliyyât) : noms, chiffres, détails pittoresques. Les exégètes en citent beaucoup.
Pour ces derniers, le Prophète ﷺ a donné deux consignes qui se complètent :
بَلِّغُوا عَنِّي وَلَوْ آيَةً، وَحَدِّثُوا عَنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ وَلاَ حَرَجَ، وَمَنْ كَذَبَ عَلَىَّ مُتَعَمِّدًا فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ
« Transmettez de moi, ne serait-ce qu’un verset. Racontez au sujet des Enfants d’Israël, il n’y a pas de mal à cela. Et celui qui ment sur moi délibérément, qu’il prenne place en Enfer. »
Hadith de ‘Abd Allâh ibn ‘Amr, rapporté par Bukhârî (3461).
Et à propos de ce que les Gens du Livre expliquaient aux musulmans : « Ne les croyez pas et ne les démentez pas, mais dites : nous croyons en Allah et en ce qui nous a été révélé » (Bukhârî, 4485). Autrement dit, on peut raconter ces détails, à condition de ne pas les présenter comme certains. Une formule simple suffit devant un enfant : « Le Coran dit que… », et pour le reste : « On raconte que… ».
Un exemple tiré de notre série : selon l’historien Ibn Ishâq, la mère de Maryam aurait désiré un enfant en voyant un oiseau nourrir son petit. Le détail est joli, mais il ne vient ni du Coran ni d’un hadith authentique. On peut le raconter, en disant d’où il vient.
Deux autres repères pour choisir un livre ou un dessin animé :
- Les prophètes ne sont pas dessinés. Les éditeurs musulmans évitent de représenter leur visage, par respect et en suivant l’avis de la grande majorité des savants. Un livre qui le fait n’est pas fait pour cet usage.
- Les références sont données. Un bon livre indique la sourate et le verset. S’il n’y en a aucun, rien ne permet de distinguer le Coran de l’imagination de l’auteur.
Comment raconter une histoire du Coran selon l’âge de l’enfant ?
Le même récit se raconte à 3 ans et à 13 ans, mais pas de la même façon. Ces repères ne sont pas une règle religieuse ; ils suivent ce que l’enfant comprend à chaque âge.
| Âge | Ce que l’enfant retient | Comment raconter | Exemples de récits |
|---|---|---|---|
| 0 à 3 ans | La voix, le rythme, une image | Trois ou quatre phrases, toujours les mêmes, un geste (secouer le palmier, courir sur place) | Les dattes de Maryam, l’eau de Zamzam |
| 3 à 6 ans | Un personnage, une émotion, une fin heureuse | Un seul épisode, cinq minutes, une question simple : « Qu’a fait Hajar quand elle a eu peur ? » | Hajar et Ismaël, Yûnus dans le poisson, l’arche de Nûh |
| 6 à 9 ans | La leçon, le lien avec sa propre vie | Lire ensemble le verset traduit, puis chercher où l’enfant a vécu la même chose | La femme d’Imrân, les conseils de Luqman un par un, Mûsâ bébé sur le fleuve |
| 9 à 12 ans | Les choix des personnages, les questions de justice | Récit complet sur plusieurs soirs, discussion : « Qu’aurais-tu fait à sa place ? » | Yûsuf et ses frères, les gens de la caverne |
| Adolescents | Le sens, les nuances, les limites | Lire la sourate en entier, ouvrir un tafsir ensemble, laisser l’adolescent raconter à son tour aux plus petits | Luqman 31:14-15 (obéir aux parents et sa limite), Ibrâhîm et son père |
Une règle vaut pour tous les âges : mieux vaut un récit court raconté souvent qu’un long récit raconté une fois. Les petits adorent réentendre la même histoire ; c’est ainsi qu’ils la retiennent, et qu’un jour ils la racontent eux-mêmes.
La méthode en cinq temps pour raconter un récit
Pas besoin d’être conteur. Ces cinq temps tiennent en dix minutes, et fonctionnent avec n’importe quel récit du Coran :
- Planter le décor. Un lieu, un moment, un personnage : « Il y a très longtemps, dans une vallée sans eau, une maman était seule avec son bébé. » Les noms viennent après.
- Faire parler les personnages. Le Coran est plein de dialogues : « Ô mon fils », « D’où te vient cela ? », « Ne t’afflige pas ». Les dire avec la voix du personnage, c’est ce qui accroche l’enfant.
- Lire le verset. Une phrase, en français, et si possible en arabe. L’enfant comprend que l’histoire n’est pas inventée : elle est dans le Coran qu’il voit à la maison.
- Poser une seule question. Pas une interrogation écrite, une vraie question : « Pourquoi a-t-elle couru sept fois ? », « Qui lui donnait ces fruits ? ». Laisser l’enfant chercher.
- Donner un geste pour demain. Le récit de Maryam devient « dire bismillah avant de manger une datte » ; celui de Luqman, « parler doucement à sa petite sœur ». La leçon passe par les mains.
Le Coran lui-même termine un de ses récits par cette consigne : « Eh bien, raconte le récit ! Peut-être réfléchiront-ils ! » (sourate Al-A’râf, 7, verset 176). Le but n’est pas que l’enfant récite l’histoire, mais qu’il y réfléchisse.
Quatre histoires du Coran à raconter, de la grossesse à l’éducation
Notre série suit la vie d’un enfant : avant la naissance, la naissance, les premiers mois, puis l’éducation. Chaque récit est raconté en entier dans son article, avec les versets, les hadiths et ce qu’il dit aux parents.
Avant la naissance : la femme d’Imrân, mère de Maryam
Enceinte, elle voue à Allah l’enfant qu’elle porte et Lui demande de l’accepter. Elle met au monde une fille, la nomme Maryam et la place, avec sa descendance, sous la protection d’Allah contre Satan. Allah confie la garde de l’enfant à Zakariyya, qui trouve auprès d’elle des fruits hors saison. « Cela me vient d’Allah », répond la petite fille (sourate Âl ‘Imrân, 3:35-37).
La leçon : confier son enfant à Allah dès le ventre, puis choisir pour lui un bon entourage.
Dès 4 ans pour les fruits du sanctuaire · Pendant la grossesse pour les parents · Question à poser : « Qui donnait ces fruits à Maryam ? »
La naissance : l’accouchement de Maryam
Seule, loin des siens, Maryam accouche au pied d’un palmier. Une voix lui dit de ne pas s’affliger : une source coule à ses pieds, et en secouant le tronc, des dattes fraîches tomberont. Elle mange, boit, et se console avec son enfant, ‘Îsâ (sourate Maryam, 19:22-26).
La leçon : la douleur n’est pas un manque de foi ; Allah demande un geste, même petit, puis donne le reste.
Dès 5 ans pour le palmier et les dattes, sans les détails de l’accouchement · Pour la future maman en fin de grossesse · Question à poser : « Pourquoi Allah lui a-t-il demandé de secouer l’arbre ? »
Les premiers mois : Hajar, Ismaël et la source de Zamzam
Sur l’ordre d’Allah, Ibrâhîm laisse Hajar et leur nourrisson Ismaël dans une vallée sans eau. Quand l’outre est vide et que le bébé pleure, Hajar court sept fois entre les collines de Safa et Marwa pour chercher de l’aide. Un ange fait alors jaillir la source de Zamzam (hadith d’Ibn ‘Abbâs, Bukhârî 3364 ; Coran 14:37 et 2:158).
La leçon : la confiance en Allah ne reste pas les bras croisés ; Hajar fait tout ce qu’elle peut, et l’aide vient d’ailleurs.
Dès 3 ou 4 ans (l’eau, la course, la source) · Avant une omra ou le hajj pour expliquer le rite de la course · Question à poser : « Qu’a fait Hajar quand elle a eu peur pour son bébé ? »
L’éducation : les conseils de Luqman à son fils
Un père sage parle à son fils et ouvre ses conseils par « ô mon fils ». Ne rien associer à Allah ; savoir que même un grain de moutarde caché dans un rocher, Allah le fera venir ; accomplir la prière, ordonner le bien et patienter ; ne pas mépriser les gens ; marcher sans arrogance et baisser la voix (sourate Luqman, 31:13-19).
La leçon : la manière compte autant que le message ; on éduque avec tendresse, un conseil à la fois.
Dès 5 ans, un conseil par semaine · Adolescents pour les versets 14 et 15 sur le droit des parents et sa limite · Question à poser : « Pourquoi Luqman commence-t-il par « ô mon fils » ? »
Lus dans cet ordre, les quatre récits forment une petite chaîne : la mère de Maryam prie pour sa fille, Maryam devient mère à son tour ; Hajar porte Ismaël, dont descendra le Prophète ﷺ ; Luqman, enfin, montre ce qu’on transmet une fois l’enfant grandi.
D’autres récits du Coran à raconter aux enfants
Ces récits ne sont pas encore racontés dans notre série, mais ils comptent parmi ceux que les enfants préfèrent. Les références permettent de les retrouver dans le Coran et de lire le passage avant de le raconter.
- La mère de Mûsâ et le bébé sur le fleuve (sourate Al-Qasas, 28:7-13). Allah inspire à une mère d’allaiter son bébé, puis de le confier au fleuve pour le sauver de Pharaon : « N’aie pas peur et ne t’attriste pas ! Nous te le rendrons. » Le bébé est recueilli au palais, refuse toutes les nourrices, et revient au sein de sa mère. Un récit de mère, parfait dès 4 ans.
- Ibrâhîm et Ismaël (sourate As-Sâffât, 37:100-111). Le père qui dit à son fils : « Vois donc ce que tu en penses », le fils qui répond avec confiance, et le bélier envoyé à sa place. C’est l’origine du sacrifice de l’Aïd, expliquée dans pourquoi on fête l’Aïd el-Adha.
- Yûnus et le grand poisson (sourate Al-Anbiyâ’, 21:87-88 ; As-Sâffât, 37:139-148). Dans l’obscurité, Yûnus prie : « Pas de divinité à part Toi ! Gloire à Toi ! » Allah le sauve. Les petits retiennent l’invocation en même temps que l’histoire.
- Nûh et l’arche (sourates Hûd, 11:25-49, et Nûh, 71). Un prophète qui appelle les siens pendant 950 ans (29:14), un bateau construit sur ordre d’Allah, des animaux par couples. Pour les petits, l’histoire d’une patience et d’un sauvetage.
- Yûsuf et ses frères (sourate Yûsuf, 12). « Le meilleur récit », d’un seul tenant : la jalousie, le puits, la prison, les rêves, et le pardon final (12:92). À raconter sur plusieurs soirs à partir de 8 ou 9 ans.
- Les jeunes gens de la caverne (sourate Al-Kahf, 18:9-26). « C’étaient des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur » (18:13) : un récit qui parle aux préadolescents, sur le courage de croire quand les autres ne croient pas.
Pour les noms et le rôle de chaque prophète, voir aussi notre page sur les prénoms des prophètes de l’islam.
Que dire quand l’histoire fait peur ou pose une question difficile ?
Certains récits contiennent des passages durs : un peuple englouti par le déluge, Pharaon qui fait tuer les bébés, un père qui voit en songe qu’il doit sacrifier son fils. Il ne faut ni les cacher ni les détailler. Quelques repères :
- Raconter au niveau de l’enfant. Pour un enfant de 4 ans, le récit de Nûh est celui d’un bateau qui sauve les croyants et les animaux. La noyade du peuple viendra plus tard, avec la raison qu’en donne le Coran.
- Toujours aller jusqu’au bout. Dans le Coran, l’épreuve n’est jamais la fin : Ismaël est épargné et un bélier est envoyé, Mûsâ revient à sa mère, Yûnus sort du poisson. Ne pas arrêter l’histoire au moment le plus sombre, surtout le soir.
- Dire la vraie raison. Ibrâhîm n’a pas voulu faire de mal à son fils : il a obéi à Allah, il a demandé son avis à Ismaël, et Allah a racheté l’enfant par un bélier dès que leur obéissance a été prouvée (37:104-107). Un enfant entend très bien cette nuance si on la lui dit.
- Accepter de ne pas savoir. « Je ne sais pas, on va chercher ensemble » est une excellente réponse. Elle apprend à l’enfant qu’on ne parle pas d’Allah au hasard.
- Écouter ce que l’enfant a compris. Lui demander de raconter à son tour permet de corriger une peur ou un contresens avant qu’il ne s’installe.
Faire des histoires du Coran un rituel de la maison
Le meilleur moment est celui qui revient tous les jours. Pour beaucoup de familles, c’est le coucher : lumière douce, une histoire courte, puis les invocations du sommeil. Nos pages sur le sommeil des bébés en islam et la veilleuse et le rituel du coucher détaillent ce moment ; les invocations pour ses enfants y trouvent naturellement leur place.
D’autres moments s’y prêtent :
- Les jours avant l’Aïd el-Adha : l’histoire d’Ibrâhîm et d’Ismaël, puis celle de Hajar. L’enfant comprend pourquoi on sacrifie, et pourquoi les pèlerins courent entre Safa et Marwa.
- L’attente d’un bébé : la femme d’Imrân et Maryam, pour parler du bébé à venir avec les grands frères et sœurs.
- Les trajets en voiture : un récit sans livre, que l’enfant connaît déjà et complète lui-même.
- Après une dispute ou une injustice : Yûsuf qui pardonne à ses frères en dit plus qu’un long sermon.
Sur la façon d’éduquer par l’exemple plutôt que par les mots, voir aussi éduquer son enfant à l’exemple du Prophète ﷺ. Et puisque le Coran présente ses récits comme une leçon, on peut terminer par ce verset, le dernier de la sourate Yûsuf :
لَقَدْ كَانَ فِي قَصَصِهِمْ عِبْرَةٌ لِّأُولِي الْأَلْبَابِ ۗ مَا كَانَ حَدِيثًا يُفْتَرَىٰ وَلَٰكِن تَصْدِيقَ الَّذِي بَيْنَ يَدَيْهِ وَتَفْصِيلَ كُلِّ شَيْءٍ وَهُدًى وَرَحْمَةً لِّقَوْمٍ يُؤْمِنُونَ
« Dans leurs récits il y a certes une leçon pour les gens doués d’intelligence. Ce n’est point là un récit fabriqué. C’est au contraire la confirmation de ce qui existait déjà avant lui, un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde pour des gens qui croient. »
Coran, sourate Yûsuf (12), verset 111.
Une transmission qui commence dès la naissance
Les récits de notre série commencent tous autour d’un berceau : un enfant voué à Allah, un enfant né sous un palmier, un nourrisson dans une vallée sans eau. Pour accueillir le sien, la Sunnah donne aux parents des gestes précis, détaillés dans les 5 sunnah de la naissance, dont la aqiqa du septième jour. Allo Mouton l’accomplit en votre nom, avec la vidéo du sacrifice et la distribution de la viande à des familles dans le besoin. Voir les offres aqiqa.
Questions fréquentes sur les histoires du Coran pour enfants
Quelle histoire du Coran raconter en premier à un enfant ?
Un récit court, avec un enfant ou un parent au centre et une fin heureuse : Hajar et la source de Zamzam, la mère de Mûsâ qui confie son bébé au fleuve, ou les fruits que Maryam enfant recevait d’Allah. Ces récits parlent tout de suite aux petits, parce qu’ils parlent de leur propre monde.
À partir de quel âge raconter les histoires des prophètes ?
Dès les premières années, en trois ou quatre phrases et toujours les mêmes. Vers 3 à 6 ans, l’enfant suit un épisode complet ; vers 6 à 9 ans, il comprend la leçon et la relie à sa vie ; à partir de 9 ans, il peut suivre un long récit comme celui de Yûsuf sur plusieurs soirs.
Peut-on raconter des détails qui ne sont pas dans le Coran ?
Oui, à condition de dire d’où ils viennent. Le Prophète ﷺ a permis de raconter les récits des Enfants d’Israël (Bukhârî, 3461), tout en demandant de ne ni les croire ni les démentir (Bukhârî, 4485). On dit donc « le Coran dit que » pour le texte, et « on raconte que » pour les détails des récits anciens.
Quelle histoire islamique raconter avant de dormir ?
Un récit qui finit dans la paix et que l’enfant connaît déjà : Yûnus sauvé du poisson après son invocation, Maryam et les fruits du sanctuaire, ou un seul conseil de Luqman. Le soir, on évite de s’arrêter au moment le plus sombre d’une histoire, et on enchaîne avec les invocations du coucher.
Pourquoi y a-t-il autant de récits dans le Coran ?
Le Coran donne lui-même la réponse : ses récits servent à « raffermir le cœur » (sourate Hûd, 11:120) et contiennent « une leçon pour les gens doués d’intelligence » (sourate Yûsuf, 12:111). Ce ne sont pas des contes : ce sont des exemples de foi, de patience et de confiance, racontés pour être médités.
Ce soir, choisissez un seul récit, racontez-le en cinq minutes, et posez une seule question. Demain, demandez à votre enfant de vous le raconter à son tour.









